etymologiae a publié une critique de La Commandante par Ernst Emil Wiechert
La Commandante
Après vingt années de captivité et d’errance, un ancien prisonnier de guerre revient au village. À l’aide d’un burin, il efface son nom du monument aux morts. Il entre comme garde-chasse au service de la veuve encore jeune d’un officier mort à la guerre.
Si le désir et la violence sont présents dans les face-à-face entre et la femme et son garde-chasse, et si la conduite de la Commandante fait jaser dans la bonne société, Wiechert évite le piège d’une intrigue à la D. H. Lawrence. Il déroule son récit à sa manière humble et pudique, menant sans grandiloquence ses deux personnages vers une sorte de rédemption ou du moins de retour au monde.
De Wiechert, j’avais lu et apprécié ses grands romans – Missa sine nomine, et surtout Les Enfants Jéromine –, mais je ne connaissais guère le reste de son œuvre. Ce court récit, paru en …
Après vingt années de captivité et d’errance, un ancien prisonnier de guerre revient au village. À l’aide d’un burin, il efface son nom du monument aux morts. Il entre comme garde-chasse au service de la veuve encore jeune d’un officier mort à la guerre.
Si le désir et la violence sont présents dans les face-à-face entre et la femme et son garde-chasse, et si la conduite de la Commandante fait jaser dans la bonne société, Wiechert évite le piège d’une intrigue à la D. H. Lawrence. Il déroule son récit à sa manière humble et pudique, menant sans grandiloquence ses deux personnages vers une sorte de rédemption ou du moins de retour au monde.
De Wiechert, j’avais lu et apprécié ses grands romans – Missa sine nomine, et surtout Les Enfants Jéromine –, mais je ne connaissais guère le reste de son œuvre. Ce court récit, paru en 1934, et traduit en français en 1939, est une belle découverte.